jeudi 19 juin 2008

Top du Top tant attendu


Je m'adresse à vous tous, là.




A toi avachi sur ton fauteil de bureau qui vient de boire ton Nespresso du matin (le vert foncé est pas mal, hein?!) et toi aussi, avachi dans ton canapé qui n'a rien à foutre (et du coup qui boit probablement du Benco, c'est bien aussi), c'est à vous que je parle. Vous qui pensez que Hong Kong c'est l'autre bout de la terre - et vous n'auriez pas tort - et que vous n'y mettrez jamais les pieds, je vous dit que vous n'êtes pas à l'abri d'une escale de quelques jours en nos vertes contrées et là, vous allez être vachement contents de ressortir mon Top du Top que voici.





- MON TOP DU TOP DE HONG KONG A MOI -






* Les courses le mercredi soir au racecourse de Happy Valley: un coup de tram et hop! un verre de bière, du gazon en plastique et des chevaux qui courent, trop rigolo;





* Le ladies' night du mercredi au bar du Mes Amis de WanChai, juste après les courses: c'est le doublé gagnant, un must! Et en plus, si vous avez la chance incommensurable d'être membre de l'injustement nommé "sexe faible", pour vous champagne, vodka, whisky, etc. sont gratos et à volonté. Y'a pire comme soirée;





* Se dorer la pilule sur les plages de l'ile de Hong Kong: Stanley, Repulse Bay, Big Wave Bay et Sheik O, les deux dernières étant les meilleures. Les plages sur le continent sont également très sympas, je vous conseille en particulier Clear Water Bay dont l'eau est effectivement... euh... claire;





* Aller diner dans un des multiples restos indiens de TST où le curry est un vrai de vrai, recette directe du Gujarat ou du Penjhab!





* Faire un pique-nique en haut du Victoria Peak où il y a un grand jardin très peu fréquenté - mais n'oubliez pas: gaffe aux aigles.





* Aller faire du shopping dans les malls de chinoises où les boutiques font 2 mètres sur 3 et les prix sont simplement ridicules. La Cantopop hurle en permanence donc boules Quiès conseillées;





* S'offrir un massage pour quelques 150$ l'heure. Ca, c'est un gros kiff;





* Aller boire l'apéro dans un bar de SoHo et fuir toute l'agitation de Central en buvant un bon vin chilien;





* Prendre le Star Ferry dans tous les sens, de Hung Hom à WanChai et de Central à TST, je ne m'en lasse pas;





* Passer la journée sur la plage de l'ile de Lamma et sur le chemin du retour, s'offrir un sachet de Egg Balls, une sorte de gauffre en forme de petites boules, un délice!






Bah voilà, on est à dix.





Si vous me ressemblez un tant soit peu (c'est à dire que vous êtes belle, intelligente, spirituelle et végétarienne... pas facile, hein?!) et que vous faites tout ça, ça devrait bien se passer.




Le coup des shoes trop grandes... Maintenant je sais why!

Ceux qui suivent mes fantastiques aventures depuis un petit bout de temps savent que je me pose des non moins fantastiques questions sur les hongkongais.
L'une d'entre elles, vous en conviendrez, était particulièrement interressante, à savoir "Pourquoi diable les hongkongaises portent toujours des chaussures beaucoup trop grandes?!"
Eh bien m'a super copine Rox a enfin mis fin à ma tourmente en posant la question à une de ses collègues qui s'était pointée au boulot avec un 39 alors qu'elle fait un petit 36: c'est parce qu'il n'y a plus leur taille dans les soldes, mais elles les achètent quand même.
Voilà. On est contents de le savoir.

mercredi 18 juin 2008

Sortez vos papilles


Mardi midi, les gens de mon boulot m'ont invitée dans un resto - apparement - super connu: le Lippo Chuichow Restaurant.



Je vous précise que le "Lippo" est un bâtiment hyper emblématique de Hong Kong, surnommé le "panda tower" - ou "koala tower"? je sais plus.... enfin un truc vivant qui monte aux arbres* - à cause de ses formes architecturales. Et puis c'est aussi là où je bosse, le feng shui de ces tours étant considéré comme étant particulièrement favorables aux professions légales.




"Chuichow" est le nom d'une ethnie du sud de la Chine, des environs de Canton. Les Chuichow (aussi orthographié Teochow, ne me demandez pas pourquoi) sont surnommés les "juifs chinois", ayant subi une diaspora de plus de 10 millions de personnes, les éparpillant aux quatre coins de la terre. Ainsi, on trouve des chuichows un peu partout, et particulièrement en Asie du Sud-Est, en Amérique du Nord et en France où ils constituent la grande majorité des habitants du 13ème arrondissement de Paris, comme les Frères Tangs par exemple.



La cuisine chuichow est spécialement réputée pour la finesse de ses saveurs, son usage de la sauce Shacha et son thé assez fort, le Gongfu Cha, servi avant et après le repas.




Bon.




Euh..... C'était pas mal. Pas extraordinaire, mais pas mal.




Ca ressemble un peu à des dim sums mais enrobés de pâte à pain à peine cuite. Et puis, y'a aussi du riz cantonnais, mais il cassait pas trois pattes à un canard (laqué). Héhéhé.






Hier soir, expérience radicalement différente au Culture Club à SoHo.



Situé dans une petite ruelle comme on en trouve seulement dans ce quartier mythique de Hong Kong, je préfère vous prévenir qu'il est extrèmement dangereux de s'y rendre sous une pluie battante et en sandales sous peine de cassage de tronche assuré (non, non, je n'ai pas risqué de mourir 5 fois, c'était une copine...)



Aaah le Culture Club! Sa rangée de bouteilles de vin, ses photos exposées au mur, sa musique classique, sa déco tip-top fashion laid back et ses clins d'oeil à Boy George. Le lieu parfait pour boire un verre de vin et écouter la pluie tropicale tomber sur le trottoir transformé en ruisseau.








Definitely une de mes adresses préférées.



* Après avoir effectué une petite recherche, il semblerait que ce soit bien à des koalas auxquels l'architecture fait référence, mais apparement il existe aussi une 'panda junction' quelque part dans la tour I, mais je n'en avais jamais entendu parlé.

mardi 17 juin 2008

Vous devinerez jamais avec qui j'ai déjeuné...

... ce midi.



J'ai déjeuné avec une certaine Géraldine.





Et ici, les Géraldine ne courent pas les rues. Les "Candice", les "Kelly" et les "Cherry" oui, mais les Géraldine, pas trop.



Mais attention, c'est pas n'importe laquelle, hein.






C'est ZE Géraldine, celle de CaféMode. Oui Madame, vous avez bien lu.






Comme quoi, habiter à l'autre bout du monde ça peut avoir du bon. D'accord, on loupe toutes les expos, les vernissages et les concerts - ça, c'est pour faire ma snob de parisienne mais j'en passe et des meilleures sur les anniversaires, les pendaisons de cremaillère et autres joyeuses occasions de se mettre la tête - mais ça m'a donné l'occasion de rencontrer Miss Dormoy dont je lis la prose depuis avant que je ne porte des Aerobik, c'est pour dire comment ça fait longtemps.





Et Géraldine, elle est comment alors, en vrai?!





Bah elle est juste.... authentique, autant dans son style que dans sa personnalité. Tranquille et sobre à la fois. Epurée et recherchée. Douce et construite.





Exactement comme dans son blog.





Et ça, c'est bien.





PS: j'ai aussi rencontré la jolie caro; alors si jamais tu lis ces quelques lignes, salut à toi et merci pour le café!

PPS: désolée pour cette chute de post toute pourrite, j'y travaille pour la prochaine fois, promis.


lundi 16 juin 2008

J'vais pas vous mentir...

... mais ça sent gravement la fin là.
La fin de mon aventure hongkongaise.
Je rentre dans 5 jours, je suis en train de claquer tout mon argent durement gagné (pffff, n'importe quoi moi!) dans des derniers petits kiffs, massages, chaussures, bouteilles de vin, pizzas.... Ca, vous ne le saviez pas mais ici la pizza c'est HYPER cher, genre entre 80 et 100 dollars pour un truc riquiqui. Bon, ok, forcément comparé à la France, payer 6 euros sa pizza c'est peu cher payé mais tout est relatif: ici, 100 dollars pour 20cm de diametre c'est la ruine.
Mais qu'est-ce que c'est bon!
Je pense que j'ai du être italienne dans une vie antérieure. Ou même américaine tiens, puisque les pizzas que je préfère sont les deep-fried avec la pate énooorme là.
Pizza Hut, dans mes bras!
D'ailleurs, à Hong Kong Pizza Hut c'est la classe internationale: c'est pas des espèces de comptoires grados remplis de cailleras où tu attends sur des chaises en plastiques. Ici, Pizza Hut c'est un vrai resto avec des tables, des jolies napes et une petite lumière un peu tamisée.... Y'a que des couples parce que c'est ZE place to go quand tu vas en date et que t'es in.
Sinon, je suis en train de mijoter dans ma tête un Top des choses à faire ici. A la base, ça devait être un Top Ten mais comme je sais pas exactement combien il y en aura exactement, je préfère garder un pti suspensssssssss....
Quand je relis ce post, je me rends compte qu'il a été dicté uniquement par mon estomac qui crie famine et non par mon cerveau qui m'ordonnait de rédiger quelque chose de beaucoup plus profond et significatf dans votre vie. Faudra repasser après le déjeuner, j'aurais peut-être récupéré 5 neurones.

mercredi 11 juin 2008

Sawadikap! (Part III)

Part III - The end

Comme on dit, toute bonne chose a une fin, et effectivement, je l'ai bien senti dès l'aéroport de Bangkok en attendant mon vol pour Hong Kong.


De manière générale, les gens entre 20 et 30 ans qui rentrent de Thaïlande ressemblent à ça:


Ou avec un minimum de coordination des couleurs, à ça:


Tongs, pantalon thaï crados, t-shirt que ça fait (plus de) deux jours que tu le portes parce que c'est le moins sale de tous et souvenir bouddique/zen/harikrishna.


La Thaïlande, quoi!

Cooooool. Relaaaaaaaax. Ooooooooooooooooooommmmmmmm.

Y'avait même deux suédoises sur mon vol qui avaient l'air de sortir tout droit de la jungle et qui étaient pieds nus dans l'aéroport, c'est pour dire!


Et les hongkongais?! Ah non, c'est pas vraiment la même.... Pour eux, la Thaïlande c'est baskets Prada et ballerines Chanel, polo et collier de perles, comme eux par exemple:



C'est clean, c'est propre, c'est carré, bref c'est du Hong Kong tout craché!


mardi 10 juin 2008

Sawadikap! (Part II)



Part II: Things I've seen


Je sens que vous mourriez littéralement d'impatience de lire la suite de mes aventures thaïlandaises, donc avec toute la générosité et la grandeur qui me caractérisent - j'en vois qui rigolent au fond! - je vais mettre fin à votre supplice, là maintenant tout de suite, ouais chuis comme ça moi.


Dès mon arrivée, moi qui ne connais de l'Asie que la Chine et Hong Kong, deux choses précises m'ont frappé: 1/ l'architecture et 2/ le mode de vie des bangkokiens qui est radicalement différent de celui des hongkongais.


Au niveau de l'architecture, il y a quelquechose que je dois préciser: à Hong Kong, et par ça j'englobe l'île même et Kowloon, 99% des bâtiments ont un minimum de 10 étages. Peu importe le lieu où l'on se situe, il faut toujours lever la tête pour voir le ciel. Contrairement à ça, Bangkok se compose en grande majorité de bâtiments de taille relativement restreinte, toute expert géomètre que je suis, je dirais globalement 1, 2 ou 3 étages grand max. Et je ne me rendais pas compte à quel point cela fait une différence.


Je n'ai rien contre les cheveux violets, bien au contraire, mais je souhaite juste préciser que je ne connais pas cette personne qui a simplement été prise dans le feu de mon Lumix





En ce qui concerne le mode de vie en Thaïlande, il est relativement similaire à celui des occidentaux - magasins au rez-de-chaussée et pas au 28ème étage d'une tour, restaurants avec terrasse pour prendre l'apéro, y'a Jack Johnson et des plantes vertes partout - et est donc radicalement opposé à celui des chinois.

Bref, la différence culturelle est beaucoup moins importante entre un français et un thaï qu'entre un français et un chinois, c'est certain.


Et sur le plan relationnel, les gens sont vraiment super sympas en Thaïlande - mis à part les 2-3 vendeuses de Thong Sala, pas terrible niveau acceuil ce qui prouve bien qu'il ne faut pas généraliser - chose que je ne me suis jamais dite à propos des hongkongais, qui, faut dire ce qui est, dans la grande majorité ne nous aiment pas beaucoup.

Et alors, niveau bouffe, je dois dire que je n'ai jamais aussi bien mangé de toute ma vie et à tous les repas. Et dans la plupart des restaurants où on a déjeuné/diné les menus faisaient au minimum 25 pages. Ahlalala, la sensation d'avoir le ventre qui gargouille et désespérer de ne pas savoir quoi choisir!



C'est incroyable comment c'est bon le curry thaï. Et puis c'est végétarien et ça, c'est bien. Pour moi, la végétarienne de service (et SaleGamine aussi) mais également pour vous, chers lecteurs, qui pouvez tout à fait bénéficer d'un plat plein de saveurs, sans cholesterol et d'autres bonnes choses dont je ne connais pas le nom. Donc avec toute la générosité et la gran..... ah je vous l'ai déjà sortie celle-là?! Bon. Notez juste cette recette de curry thaï venue du fond de mon coeur, c'est succuss comme dirait mon frère:


THAI COCONUT TOFU CURRY

Ingredients:


1 potato or sweet potato
2 tbsp fresh chopped basil
1 tbsp red curry paste
1 14 ounce can coconut milk
1 carrot, sliced thin
1/2 cup green peas
1/2 cup baby corn, chopped
1 block firm or extra firm tofu
juice from one lime



Preparation:


Combine basil, curry paste and coconut over medium high heat, stirring well to mix curry paste.
Add remaining ingredients. Bring to a slow simmer. Cover and allow to cook for 10-12 minutes, or until veggies are soft.

Serve over rice if desired.





Et en plus, ça vous fait réviser votre anglais... Je m'occupe pas bien de vous, franchement?!


Tout ça pour dire que moi qui pensais perdre environ 300g là-bas, bah j'en ai pris AU MOINS 900. Et vraiment, se crever pendant 5 mois sur un vélo elliptyque à la con qu'on sait même pas comment ça s'écrit, pour reprendre des kilos à 12 jours de son retour, bah c'est pas juste. Y'a des choses comme ça dans la vie qui sont injustes, et ça en fait partie.

Bon, j'arrête de me plaindre, parce que c'est vrai que lorsqu'on a dormi, mangé, nagé et fait du yoga* dans un endroit tel que ça:


...

...

...





.... quand d'autres se font chier dans le métro (ou sous la pluie sur leur scooter, n'est-ce pas Peanuts?!), bah on a pas trop le droit de se plaindre, non?!**




* Ah ouais, je vous ai pas dit à quel point j'étais devenue une grosse hippie de folie?? Hong Kong a finalement eu un effet complètement inverse sur moi: je suis partie ambiance Wallstreet et je rentre style Woodstock... ** Même si quand même 900g ça fait presque 1 kilo et que donc c'est vachement relou.

lundi 9 juin 2008

Sawadikap friends and family! (Part I)

Part I - Travelling through Thaïland





I'm back après 3 heures de ferry, une heure et demie de taxi, 5 heures et deux avions, puis une heure de bus. Oui, hier lundi a été une journée bien chargée par 15 heures de voyage et un réveil - assez laborieux, je ne vais pas vous mentir - à 4 heures du matin..... 4 heures c'est une heure pour se coucher, pas pour se lever, on est d'accord?! J'ai quand même réussi à dormir quelques heures à 3 dans 2 lits d'une place - conseil macgiveresque: rapprochez les lits et dormez dans l'autre sens, vous gagnerez une place folle - un énorme ventilo soufflant de l'air chaud dans notre minuscule chambrette aux murs vert pomme et aux néons blafards.



De manière générale, mon voyage s'est super bien passé, à part qu'on s'est fait entuber dans la dernière ligne droite. Tout était millimétré à la minute près et paaafff! on se fait délester malencontreusement de nos derniers 2.000 bhats, comme ça, tranquillement. Alors juste un petit conseil à ceux qui auraient la chance de se rendre en Thaïlande bientôt, si on vous dit "Payez la moitié maintenant et je vous jure sur ma vie qu'un taxi vous attendra lundi parce que sinon, vous ne trouverez pas de moyen de transport pour aller à l'aéroport, vous allez rater votre avion, vous ne serez jamais de retour à Hong Kong à temps et du coup vous allez vous faire virer de votre boulot et vous serez la honte de votre famille et la risée de vos amis toute votre vie".




C'est du mytho pur et simple!




D'abord, je suis certaine que votre famille et vos amis ne sont pas si insensibles que ça, et ensuite sachez qu'il y a TOUJOURS des taxis en Thailande, donc no panique et no payage d'avance.




Mais perso, en partant j'avais surtout peur de quelquechose d'autre que le vol/l'escroquerie/la tourista et toutes ces belles choses qui nous font aimer voyager dans de lointaines contrées.




Non, moi j'avais peur de quelque chose de plus précis: le choix de ma companie aérienne. Sur un coup de tête, me disant que c'était stupide de claquer tout mon fric dans un billet Emirates, j'ai acheté moitié moins cher sur SriLankan Airlines.





Vous avez déjà entendu parler de SriLankan Airlines? Non?! Moi non plus, et dans ma petite tête j'hésitais entre:


a) Excellente nouvelle! Ca veut dire qu'il ne se passe jamais rien de mauvais sur leurs avions.



et




b) Oh my god! C'est une petite companie obscure, leurs avions doivent être tout pourris, tu vas mourrir dans d'horrible souffrances et pire encore, assise dans un fauteil super inconfortable.



J'ai donc fait des recherches internétiques et voilà sur quoi je suis tombée:





Flight Sickness
25 Apr, 2008 20:58:06 -
Sri Lankan Airlines Indian flights grounded as pilots go sick
Sri Lankan Airlines has canceled several flights to the Indian subcontinent as more than a dozen pilots reported sick, officials said.






Aaarghhh! Comment plus d'une douzaine de pilotes peuvent être malades à la fois??!





Mais je dois avouer que toutes mes frayeurs étaient sans fondement: SriLankan Airlines, ça déchire! Toutes les hotesses sont en sari, hyper souriantes, et ils servent un petit curry dont je vous dirais des nouvelles.... Le tout dans une atmosphère "Welcome to Colombo" tip-top festive et bollywood-style.





Après une première nuit à Bangkok, direction le sud et les îles.



Non, je n'ai pas vendu mon âme au grand capital et je ne fais pas de pub sur ce blog mais il faut que je vous dise que pour les vols charters internes à l'Asie, y'a pas mieux que AirAsia. Bon, je vous préviens, c'est super galère de réserver les billets, j'ai du appeller genre 6 fois en Malaisie, à Singapour et en Thailande pour simplement être connectée à un opérateur - le tout aux frais de la princesse bien sûr, chuis pas folle comme guèpe! et utiliser 3 cartes de crédit différentes pour faire ma réservation mais ça vaut vraiment le coup: c'est super pas cher et les avions sont ultra neufs et à l'heure.







En revanche, les ferrys qui circulent entre le continent et les îles du sud sont bien rustiques comme on les aime.





Et sur leur toit se trouve une sorte de 'chapiteau', le lieu parfait pour prendre l'apéro et profiter du paysage.....








Part II sur les lieux que j'ai visités au prochain épisode - bah oui, désolée mais je dois bosser un minimum quand même...


mardi 3 juin 2008

Que les choses soient claires....

Mes très chers amis, oui, vous tous là qui me lisez, vous qui avez choisi délibérément de venir sur cette page et même vous, qui avez tapé sur google quelque chose comme "weird chinese stuff" et qui êtes tombés sur moi, comme ça, poufff! par nazar.
J'ai envie de vous parler.
J'ai envie de vous écrire.
Mais franchement, j'ai rien à raconter. Rien de rien. C'est pas parce que je vis à l'étranger que je fais sans cesse des choses extraordinaires! C'est quoi cette pression, là?!
Non, ma vie est toute pourrite en ce moment: je bosse pour la première fois en 5 mois pour faire des trucs d'un ennui mortel, il pleut à torrents, je fais des listes dans tous les sens pour établir 1/ ce que je prend avec moi, 2/ ce que je laisse ici, 3/ je me rappelle quelles fringues j'ai déjà filé à mes copines, 4/ ce que je fais envoyer par la poste, enfin par la mer, bref vous avez saisi, 5/ ce qui me reste à faire ici, 6/ ce qu'il me reste à faire comme shopping ici (oui, ca mérite une liste séparée, c'est HYPER important, crucial même on pourrait dire), 7/ quels cadeaux je dois faire et à qui, et 8/ CE QUE JE PREND DEMAIN QUAND JE PARS EN THAILANDE.
Ouaip, vous avez bien lu, tomorow mi cassa en thailande - ça veut rien dire, c'est normal, c'est l'excitation du voyage.
Au-delà du fait que, comme toute personne normalement constituée, je suis ravie de partir me dorer la pilule sur une plage, surtout lorsque celle-ci se situe à plus de 1.000km de mon patron, je suis hyper contente de partir afin de pouvoir vous faire une petite étude comparative entre les thaï et les hongkongais.
Un truc super carré, documenté, et rédigé avec toute la rigueur scientifique qui me caractérise.
Je l'écrirai peut-être sur la plage.
Peut-être....
Alors en attendant, bon week-end à vous!

lundi 2 juin 2008

Sunday tea at Tiffin's





Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, je suis anglaise. Enfin, je suis une 50/50 comme Charlotte Gainsbourg: parisienne avec un passeport british dans la poche arrière du jean - d'ailleurs, belle connerie de venir ici avec ce passeport et pas l'autre, rapport aux frais de visa dont je vous parlais la dernière fois. Ggrrrrr.






Je disais donc que j'étais Charlotte Gainsbourg, euh, non, pardon, que j'étais une rosbif et comme toute anglaise qui se respecte j'aime la bière, je ne mange pas de viande mais beaucoup de concombre et du marmite, je mets du lait dans mon thé mais pas de citron, et non, je ne bois pas cette pisse infâme qu'est le Lipton Yellow.





Du coup, quand j'ai appris après des mois de noodles, de brocolis et de tofu que l'hotel le Grand Hyatt organisait des Tea Parties le dimanche où, pour 200 et quelques dollars (environ 15euros), tu pouvais déguster à volonté des plats préparés avec amour juste pour toi, dans une ambiance déliceusement rétro, avec quatuor à cordes et piano à queue, tellement "old Hong Kong", j'ai pas hésité 2 secondes.

L'ambiance du Hyatt - art déco forever



Donc, j'avoue, j'ai fait l'expat à mort.



Mais remarque, au Hyatt le dimanche y'a autant d'expats que de chinois. A la différence près que les chinois dorment profondément dans les gros canapés, tranquilles. Ca, c'est un truc dont je ne vous avais jamais parlé: les chinois dorment partout, tout le temps. Assis dans le métro, debout dans le métro, dans la rue en attendant des potes, devant le supermarché... Donc là, forcément, ça donnait envie de piquer un petit roupillon.




Je suis pas une fan absolue des grands hotels ni des grands restos - comme je suis végétarienne, le choix est souvent limité, donc ça ne sert à rien de claquer 35euros dans des tagliatelles, on est bien d'accord. Un mini resto qui sert des assiettes de fromage, avec une longue carte des vins, je suis ravie.


Mais de toutes manières, au Tea Party du Grand Hyatt, y'a pas de vin, y'a que du thé. Enfin "que", je m'entends, puisqu'il doit y en avoir une bonne trentaine, servis chaud ou froid.




Et il y a THE buffet.

Pas style "Flunch" ou cafétéria du CROUS, y'a pas de plateau qu'on pousse les uns à la suite des autres, non non non, c'est très civilisé, le tout agrémenté d'énooooormes bouquets de fleurs. J'ai dit que c'était au Hyatt ou pas?! Bon, donc vous voyez le topo.



Mais nous, faut être honnète, ce qui nous interesse, c'est la bouffe. Et la vue aussi, qui est magnifique, mais ça s'apprécie mieux le ventre plein.


Donc, qu'est-ce qu'on sert au Tea Time?! Des spécialités asiatiques, comme des noodles sautées, diverses variétés de dim sums, du porc caramélisé, des nems, des tempuras de légumes, etc etc. Attendeeeeeez, ce n'est que le début! Après, y'a des tas de mini-sandwiches différents, saumon, thon, jambon, boeuf grillé, etc, servis dans des petits croissants ou des brioches ou en canapé. Puis, il y'a les sandwiches typiquement anglais avec des tranches de pain de mie dont on a retiré la croute.... So posh, isn't it?! Puis il y a des crèpes au saumon et à l'avocat dont la pate est verte - waaaa - ou des hot-dogs fait sur mesure avec du ketchup et des oignons caramélisés, comme à New York. Y'a aussi de la salade avec de la vraie vinaigrette, et du brie en croute qui dégouline tellement que c'est un vrai bonheur rien qu'à regarder.


Vous en pouvez plus?! Y'en a encore.


Les glaces au thé vert, à la fraise et au yaourt, les gateaux au jasmin, au chocolat ou à la vanille, les mini-desserts tels que de la panna cota à la framboise ou les muffins à la pistache, de la mousse au chocolat chaude servie avec de la crème anglaise, des gauffres avec du sucre glace et des amandes pilées, des crèpes au beurre de cacaouète, des noisettes enrobées de chocolat noir, des cornes de gazelle au café, des scones nature/aux raisins secs/au chocolat avec de la vraie crème-qu'on-dirait-presque-du-beurre et de la confiture de fraises, des tartelettes à la poire et pour finir en beauté, des fruits en veux-tu en voilà.


Je ne sais pas pour vous, mais à décrire tout ça je commence à avoir sérieusement faim là....

vendredi 30 mai 2008

Hong Kong ou l'art de l'organisation



Dans un de mes posts en début de semaine, j'avais dit que je vous parlerai prochainement du fait que les hongkongais sont des fous de l'aménagement et de l'organisation. Oh joie! Ce jour est arrivé.




Ainsi, les hongkongais prévoient tout. Tout, tout, tout. Ils sont hyper organisés.






Vous savez comme en France, dans les Landes par exemple, en haut des plages y'a des parkings pour garer sa voiture?!




Bah ici, y'a des parkings aussi, mais avec des marches en béton pour descendre jusqu'à la plage, avec des rampes et des panneaux, sur cette plage y'a un emplacement pour une baraque à frites et un emplacement pour un vendeur de maillots de bain, y'a des auvents pour ceux qui n'aiment pas le soleil sous lesquels ils ont prévus de grandes marches pour s'allonger, y'a un batiment à deux étages pour les 15 douches et les 10 toilettes et des grandes salles pour se changer, le tout divisé entre les hommes et les femmes, et un deuxième batiment pour les secouristes avec un panneau lumineux indiquant sucessivement l'heure et la température, y'a également des tourelles rondes auxquelles on monte par un escalier en colimaçon avec des surveillants qui regardent si les gens se noient dans un périmetre extrèmement restreint, délimité par une série de bouées oranges et un filet anti-requins jaune pétard, et toutes les heures il y a des appels par haut-parleur pour rappeller l'heure de fermeture de la plage / qu'on ne peut pas jouer au balon / que les vagues sont fortes.





Vous voyez ce que je veux dire?!? Sont pas vraiment à la recherche de la nature à l'état sauvage, quoi.



Mais tout ça fait partie de la même mentalité qui pousse les gens à porter des masques quand ils sont malades ou à employer 20 personnes avec des batons fluorescents sur chaque quai du métro. A Hong Kong, il faut que tout soit parfait, niquel. Que tout soit organisé et carré.




Vous voulez d'autres exemples?? J'en ai des tas.





Je ne sais pas si vous pouvez distinguer correctement le petit enclos situé dans le hall d'entrée du grand mall de HarbourCity. C'est un enclos pour fumeurs dont les parois vitrées font environ 1m70 de hauteur. J'comprends pas exactement à quoi ca sert, mais bon. Ils auraient pû se contenter de mettre une de leurs poubelles avec le cendrier dessus, vu le montant de l'amende qu'on se paye lorsque l'on jette un mégôt par terre, ca dissuade n'importe qui de jouer les Lucky Luke (oui, avant Lucky était complètement pas politiquement correct et fumait des vraies clopes qu'il mettait 3 cases à rouler, je sais, c'est fou).

Dans le métro hongkongais, qui s'appelle le MTR, outre le fait qu'au bout de chaque escalator des gens en polo jaune vérifient que personne ne se casse la gueule, devant chacune des portes du train il y a des emplacements pour attendre et monter dans la rame, avec des files et des flèches dessinées de différentes couleurs.







Y'a aussi le grand classique: la machine qui crache du désinfectant pour pas salir les boutons de l'ascenceur (enfin je crois, sinon pourquoi elles seraient toujours situées près des ascenceurs?! )

Et quand il pleut, comme aujourd'hui, alors c'est la fête: dans chaque immeuble quel qu'il soit, on trouve petits panneaux indiquant "Caution! Slippery floor!" juste au cas où, et surtout, mon grand kiff: les distributeurs de sachets pour parapluies.


Par un système mécanique ingénieux, ces présentoires t'emballent ton parapluie dans un sac sans avoir même pas à tenir le sachet toi-même - qui aurait pu être touché par une personne qui ne se serait pas désinfecté les mains en sortant de l'ascenceur, par exemple?!

mardi 27 mai 2008

** Live from Hong Kong **

Hong Kong, ce n'est pas que les rues fourmillantes de Mong Kok, ni les avenues bordées de magasins Vuitton à Central.... Hong Kong est une ville construite sur l'eau, sur des îles, sur de la terre avançant tous les jours un peu plus sur la Mer de Chine.



Hong Kong, ça ressemble aussi à ça:






Zone portuaire de Hung Hom Bay, derrière East Tsim Sha Tsui






Descente le long de la péninsule de Kowloon avec le sky-line de Hong Kong side





Et quand il fait moche, comme aujourd'hui, il y a des énormes nuages noirs qui se baladent au-dessus de la baie... Est-ce qu'il va enfin pleuvoir après 5 jours d'une lourdeur et d'une moiteur insupportables?! Même mon bracelet de montre en acier me donne chaud...



lundi 26 mai 2008

Afternoon at Clear Water Bay


Samedi, il devait pleuvoir avec orage, éclairs et tout le tralala, et en fait, non, il a fait beau.


Mais je suis pas là pour vous parler de la pluie et du beau temps mais pour vous faire part de mon petit reportage-photo, puisque j'ai désormais aquis des techniques infaillibles pour photographier les gens à leur insu et je m'en donne à coeur joie!


Donc samedi comme il faisait beau, on a voulu aller découvrir une nouvelle plage et notre choix (enfin, mon choix - je vous ai pas dit mais je suis un peu la commandeuse, enfin passons) s'est posé sur Clear Water Bay beach, sur la péninsule de Saï Kung.





C'est un peu la croix et la bannière pour y accéder, entre métro, re-métro, et 40 minutes de bus mais une fois arrivés, c'est une magnifique plage à flanc de montagne, entourée d'une végétation luxuriante et d'îles paisibles.





Et fait incroyable, sur cette plage... les gens bronzent!!!!




Bon, on voit qu'ils sont assez novices dans l'art du bronzing - oui, monsieur, c'est un art! - certains bronzant dans des postures invraisemblables, telles que debout en lisant un magasine...






... ou allongés dans une position qui fait mal à la nuque rien que de le regarder pour avoir le visage au soleil ....




Il faut que je précise que les plages hongkongaises sont hyper bien aménagées (oui, je compte faire un post sur le fait que les hongkongais ont un sens de l'aménagement maladif, ne laissant RIEN au hasard, c'est pour bientôt). Par exemple, sur chaque plage il y a des plateformes rondes au large, vers le filet anti-requins, sur lesquelles on peut s'allonger et profiter du clacouillis des vagues. D'ailleurs, on ne peut faire que ça, s'allonger et profiter du soleil, car il est indiqué en grosses lettres blanches sur noir "NO DIVING, NO FISHING, NO CLIMBING" et pleins d'autres trucs qu'on peut pas faire sinon... sinon, je sais pas, ils vous laissent plus rentrer sur la plage?!?



Et franchement, ça, les plateformes, c'est tip top génial.

Mais bon, comme nous l'ont fait remarquer nos amis restés sur la plage, dès qu'on est montées, tous les asiatiques ont migré vers l'autre plateforme. Je sais pas pourquoi, mais soit ils nous aiment pas, soit ils préfèrent rester entre eux.




Et là, regardant cette migration vers la plateforme n°2, je vois quelque chose d'incroyable.



Un mec, tranquille, dans l'eau, nageant avec un tabouret pliable à la main. Vous savez, ces tabourets bas avec une structure en X et un petit coussinet sur le dessus.





Alors là!





On a réflechi, assises sur notre plateforme, entre les chinois qui nagent avec leur polo/short/lunettes de vue et ceux qui gardent leur chaussettes (véridique), mais on arrive toujours pas à trouver pourquoi quelqu'un irait nager la brasse avec un tabouret dans la main.




Mais outre les plateformes, y'a pleins de trucs à faire sur les plages hongkongaise. On peut méditer....

... ou faire du Taï Chi, ou tout simplement profiter du soleil allongé sur une serviette faite en sac en plastique, y'a pas à dire, ça doit être hyper agréable avec le sable et la transpiration, ou hyper glissant si on s'est enduit de Hawaian Tropic comme mister....



Conclusion: à Hong Kong, pas la peine de louer un équipement de plongée sous-marine ultra-perfectionné quand on peut s'emerveiller simplement en se baladant sur la plage.



Ex - pat life



Ca fait un petit moment que je parle de cette espèce particulière que forment les expats, de leur mode de vie et de leurs activités.


A Hong Kong, c'est très simple, il y a deux endroits où on peut receuillir des specimens en provenance directe de Stockholm, Madrid, Le Havre, Norfolk, Dublin ou Hambourg: Lan Kwai Fong et Wanchai.



Les ambiances de ces lieux sont très différentes: à Lan Kwai Fong (ou LKF), l'expat se trouve souvent en bande mixte, désireux de passer une soirée à picoler dans les différents bars de la rue, tandis qu'à Wan Chai, l'expat ne se déplace qu'entre males, souhaitant profiter de l'absence de madame pour faire plus ample connaissance avec la flore locale, expatriée elle-même des Philippines ou de la Thailande.




LKF est une ruelle dans le prolongement de D'Aguilar Street, une petit rue pentue partant de Central.



Haut lieu de la jeunesse dorée de Hong Kong et des expats, c'est un espace très restreint dans lequel on peut trouver une centaine de bars, restaurants, boites... Un peu comme une grosse rue de la soif, quoi. Il y a donc le Beirut, un resto libanais, des pubs anglais comme le Bulldog, des bars avec de la musique live comme The Cavern, une Bodega qui sert de la sangria et de la San Miguel, une pizzeria appellée la Dolce Vita, etc...


Bref, y'a tout ce qu'il faut pour se bourrer la gueule en toute quiétude, le traffic étant interrompu, reléguant la longue file de 80 taxis au bout de la rue.



Et y'a pas à dire, c'est quand même hyper pratique de boire, danser, acheter un paquet de clopes, manger une pizza et prendre un taxi, le tout dans un rayon de 50 mètres.



Bizarrement, le lieu le plus emblématique de LKF est une épicerie 7Eleven où tout le monde se donne rendez-vous et passe éventuellement acheter des bouteilles de Heineken ou de Smirnoff Ice puisqu'à LKF, dehors c'est dedans et vice versa.


Photos de l'office du tourisme hongkongais - regardez comme ça à l'air sympa et bon enfant...

Honnètement, j'aime bien Lan Kwai Fong... enfin, j'aime bien avant une heure du mat', quand les gens savent encore se tenir.




C'est très différent de Wanchai qui est un quartier moins préservé, disons.

Ancien 'red light district' de Hong Kong, Wanchai a toujours cette population majoritairement masculine qui boit ou regarde des matchs de foot ou de rugby accompagnés par des filles euh.... dénudées.


C'est là que j'étais samedi soir avec mes amies, à boire des coups en dansant sur 'I'm walking on sunshine, wohoooooo, and that feels good!' d'abord au Sticky Fingers puis au Dusk 'till Dawn où les groupes live s'enchaînent sur Shakira, Bon Jovi, Alanis Morissette ou Beyoncé... oui, oui, c'est du grand n'importe quoi, le but étant que ça bouge!

J'ai passé une très bonne soirée, c'est certain. Mais je ne peux m'empècher de penser que c'est quand même dommage de dépenser son argent dans quelque chose d'aussi éphémère et inutile qu'une pinte de bière.... Quand je pense que les 250$ que j'ai claqué samedi soir en alcool et en taxi auraient pu me servir à m'acheter 2 paires de chaussures supplémentaires....

Que voulez-vous, chacun ses priorités!

jeudi 22 mai 2008

It's the final count down.... tadadaaaaaam






Salut tout le monde!







Juste pour vous dire à tous, oui, vous là, ceux qui veulent savoir et ceux qui n'en ont rien foutre - bah oui, je pense également à ceux qui tombent sur mon blog comme ça, paffff! par hasard de recherches google - que le grand décomptage (aïe, pas très français ça...) a débuté.







Nous sommes le 23 mai aujourd'hui, si vous n'aviez pas remarqué.







Ca fait donc exactement 20 semaines que je suis ici, et dans 4 autres, ou 30 jours quoi, c'est plus simple de compter en jours quand même, surtout que je n'ai jamais véritablement appris ma table de multiplication des 7, toujours essayé de moyenner comme je pouvais avec les 6 et les 8, donc donc donc je rentre dans 30 jours.







Dans 30 jours, je quitte La Défense-sur-mer, fini les palmiers et la plage à 30 minutes de bateau, fini les typhons, fini l'exotisme, fini la chaleur ultime et la moiteur championne du monde, fini le bronzage permanent et les déjeuners au dragon fruit, à moi les apéros en terrasse (non, je n'ai toujours pas arrété de fumé comme j'avais dit que je le ferais - je sais, c'est pas bien, mais merde), les week-ends à la campagne, le fromage et le vin à tous les repas - ras-le-bol du Bushman Gulley, le seul vin blanc australien buvable ici - à moi mon petit vélo adoré et les pique-niques au Champs de Mars (je ne le fais jamais mais c'est pour le principe de se dire qu'on peut le faire si on en a envie).






Fini la vie d'hongkongaise, je rentre au bercail, parisienne parmis les parisiens.


Hong Kong altars - copyright Mickael Wolf


mercredi 21 mai 2008

La Chine, ses révolutions et autres considérations littéraires

Mais c'est Apostrophe ce blog ou quoi?!


Non, non, je vous rassure, c'est simplement que la météo a été tellement mauvaise ces jours-ci que j'ai eu beaucoup de temps libre pour bouquiner et, encore une fois, j'ai découvert un livre de folie dont il faut absolument que je vous parle ici.



Il s'appelle Chinoises et apparement est assez célèbre, alors j'ai probablement un train de retard et tout le monde l'a déjà lu, mais bon, dans le doute je vais quand même vous en parler.



Comme son nom l'indique, ce livre raconte la vie des femmes chinoises, grandes oubliées de l'histoire, au cours de la Révolution Culturelle. Comme vous pouvez vous en douter, la Chine entre 1970 et 1990 n'est pas franchement féministe et ces femmes ont dû supporter toutes sortes de brimades, violences physiques et psychologiques, insultes et autres joyeuses atteintes à leurs droits les plus fondamentaux au nom de la grandeur du Parti.



Je vais pas vous mentir, c'est un livre très dur où peu de détails sont passés sous silence.



Mais au-delà de son contenu, le processus rédactionnel est passionant. L'auteur s'appelle Xinran - à prononcer "Chinran", la lettre 'x' en chinois se prononçant à peu près comme le 'sch' allemand, pour ceux qui ont fait 15 d'allemand comme moi mais ne savent pas baragouiner 3 mots.




Euh.. j'en étais où?!




Ah oui, Xinran donc, était présentatrice à la radio dans la région de Nankin dans les Années 80. A l'époque, elle était hyper célèbre pour son émission de radio "Mots sur la brise nocturne", diffusée tous les soirs de 22h à minuit. Dans son émission, elle abordait des sujets relatifs aux femmes par le biais des centaines de lettres qu'elle reçevait par semaine, ne pouvant prendre d'appels directs d'auditeurs à l'antenne. Tout au long de ces années passées à lire ces histoires personnelles, ces appels à l'aide, ces témoignages, transcendant les origines et les générations, Xinran est devenue la porte-parole de ces absentes de la communauté, souvent considérées comme des machines à reproduire, brimées pour la naissance d'une fille, enfermées pour avoir eu des rapports sexuels hors mariage, pénalisées pour avoir eu des parents étrangers, et j'en passe et des meilleures sur les incestes, les viols et tout le tralala.




Oui, je vous ai prévenus, c'est pas gai-gai comme livre mais c'est absolument passionant, je n'en ai pas descotché pendant 10 jours.




Personnellement, je dois avouer que la Chine, je n'y connais rien - avant d'arriver ici, je ne m'étais jamais plongée dans la géographie, l'histoire, la langue de ce pays. On m'avait bien rapporté un briquet Mao qui clignote, c'est à peu près tout.




Mais ce livre permet d'avoir une entrée directe dans la vraies vie de ces femmes, de comprendre ce mode de vie, cette culture, cette politique si particulière, et dans mon cas, d'enfin comprendre la réalité de la Révolution Culturelle dont, dans mon ignorance, je ne connaissais que le nom.




Et puis quel courage, quand même! A l'époque, aborder des sujets tels que l'homosexualité, l'infidélité ou la violence conjuguale à la radio c'était risquer le lynchage. De même, tenter d'exercer librement sa profession de journaliste parmis toutes les embûches bureaucratiques semées par le Parti était plus qu'un défi, puisqu'une seule erreur, même une toute petite, minuscule, micro reflexion prononcée à la radio contre les valeurs, les dirigeants ou la légitimité du Parti pouvait lui couter non seulement sa carrière mais sa liberté.






Je n'ai qu'une chose à dire: lisez-le, vous en sortirez grandi.



Chinoises, Xinran, éditions Picquier 2005

dimanche 18 mai 2008

Chine - fermée pour cause de jeux


J'aime bien la Chine. Du moins, le peu que j'en ai vu.



Les gens y sont plus souriants qu'à Hong Kong, les enfants courent dans les rues et les vieux jouent au mah jong dans les restaurants. C'est la vraie vie, quoi.



J'aimerai bien y retourner mais là, ça va être compliqué: depuis quelques semaines déjà, l'administration chinoise a bloqué les visas, rendant leur obtention difficile ou les prix simplement rédhibitoires. Pour moi, un visa de 2 jours me couterait environ 110 euros.



Ca fait cher payé pour 48 heures, et je n'ose imaginer le prix pour une semaine.



Et puis les conditions se sont durcies: obligation de montrer une réservation d'hotel, une lettre d'invitation d'un résident chinois et surtout, de présenter un billet de retour. Pas de voyage à la coule pour cette fois-ci. Newsweek parle de "Visa squeeze" et CNN de "Rules tightened for tourists".



Pékin vérouille Pékin: les stades et les hotels sont pleins à ras bords. On ne passe pas. Et on ne reste pas: tous les visas achetés sur le marché dit "gris", c'est-à-dire pas vraiment officiels mais bon ça passe, sont annulés et les visas de résidence sont difficilement renouvellables.
La cause de ce soudain changement politique? Les jeux, bien entendu, et les peurs de possibles manifestations et/ou d'attaques terroristes d'opposants pro-Tibet, d'activistes droitdel'hommistes ou de séparatistes musulmans ouigours.
Aller, la fête est finie, tout le monde rentre chez soi!

Et moi qui révais de Grande muraille, de temple et de Cité interdite.... (soupir)


Tant pis pour Pékin, ce sera Bangkok!

samedi 17 mai 2008

Micro expo mais c'est déjà ça de pris

Annonce à tous ceux qui pourraient évenuellement se retrouver dans le coin de Harbour City à TST - mais siiiii vous connaissez, le grand mall à côté du Star Ferry Pier, là où il n'a que des magasins Vuitton, Armani, Hilfiger, Fendi, etc... Oui, je sais, étonnant que j'essaie de vous trainer dans un endroit pareil mais c'est pour la bonne cause, j'ai nommé l'Art, concept par trop délaissé dans nos tropicales contrées.


Bon, ne vous attendez pas à une rétrospective sur Jeff Koons ni à un remake de Marie-Antoinette au Grand Palais, l'expo dont je vais vous parler n'en a ni l'envergure ni l'ambition. C'est une simplement une petite expo du photographe japonais Naoki Honjo, intitulée Small World, qui regroupe environ une dizaine d'oeuvres. Pour la petite histoire, le travail de Naoki a été découvert par le non moins célèbre Mr Smith, pas Brad Pitt evidement, mais Sir Paul Smith himself.


De premier abord, les photos de Naoki semblent représenter des paysages miniatures de places londonniennes, de bateaux à containers, de malls hongkongais, de carrefours tokyoïtes. Ces photos prises en hauteur, par hélicoptère, donnent un caractère fictif à ces paysages qui sont tout ce qu'il y a de plus réel.


Navigant entre vrai/faux, Naoki Honjo parvient à cet effet usant et jouant sur les mises au point, la luminosité et les couleurs.


Et le résultat est étonnant: on a l'impression d'etre penches, comme des geants, au-dessus d'un monde de Playmobiles. Toutes ses scènes de villes ensolleilées semblent être trop figées et trop "fake" pour être vraies, l'effet étant du à un jeu de perspective, comme lorsqu'on regarde la reproduction d'une ville miniature.





Bien évidement toutes ces photos sont copyright, alors pas de conneries les loulous!



Une expo de cette envergure et de cette qualité est suffisement rare à Hong Kong pour faire le déplacement... Alors on y va, et que ça saute!

jeudi 15 mai 2008

Sing song at the Karaoke




Comme au Japon, le karaoke est une institution en Chine: il y en a partout et la jeunesse y passe ses soirées, parfois même plusieurs fois par mois. Et à 140$, environ 12euros, pour toute la soirée dans une pièce individuelle avec 2 Tv et une Wii, plus buffet à volonté et 2 boissons, pourquoi se priver?!




Mais là, je sens que le temps est venu, chers amis, de vous avouer quelque chose, à vous tous qui m'avez vue me donner à fond sur Madonna et autres Kylie Minogue.




Le karaoke, j'aime pas.




Laissez-moi vous expliquer.




Je chante mal, c'est un fait, mais le ridicule ne me fait pas peur, c'est le concept du karaoke en lui-même qui me rebute. Je trouve que c'est une activité très superficielle qui est, pour moi, l'un des syndromes du monde consumériste dans lequel nous vivons aujourd'hui.




Je sais, je sais, je fais partie de ces gens qui ne peuvent s'empècher d'avoir un avis sur tout et qui appliquent leurs principes et leur analyse à tout bout de champ.




Mais c'est vrai, non?!




Le karoake, c'est quoi? Se mettre, un instant, dans la peau d'une célébrité, musique à fond et micro en main. Et sans même avoir à connaitre les paroles de ses chansons.



Le règne de la superficialité et de la facilité si vous voulez mon avis.



Qu'est-il devenu des séances de chant autours du feu de camp avec guitare et paroles en tête?! (Georges Moustaki, sort de ce corps! Mais vous aurez compris, moi, le côté folk-hippie-chic, j'adore, c'est culturel)




Mais au-delà de ça, il me semble qu'il y a autre chose dans cet engouement des asiatiques pour le karaoke. Pour mieux vous expliquer cet "autre chose", il faut que je vous raconte un peu ma soirée de mercredi dernier. Ce jour-là, c'était l'anniversaire de mon pote A., un français tout nouvellement maqué avec une hongkongaise. Celle-ci est très jolie, très mignonne, et lui a organisé une soirée au karaoke. Quelle ne fut pas ma surprise la voyant, d'habitude si réservée, ne pas hésiter une seule seconde, sélectionnant des chansons chinoises qu'elle chantait seule, au milieu d'une pièce remplie d'une quinzaine de français.


Perso, je ne suis pas du genre timide, mais si je m'étais retrouvée entourée de 15 russes, y'a pas moyen, je n'aurais pas poussé du Patric Bruel ou du Mylène Farmer.



Et là, j'me suis dit qu'il y avait matière à réflexion.



Comme je le disais à Bernie dans un commentaire, les sociétés asiatiques sont connues pour être fondées sur des conventions sociales strictes que les gens respectent à la lettre. L'une de ces conventions sociales, comme il m'a été donné de lire quelque part mais je me souviens plus où et puis merde, chuis pas journaliste moi, j'oublie de référencer mes sources, donc je disais, l'une d'entre elles est l'absence de démonstration d'émotion. Les asiatiques, traditionnellement, ne montrent pas leurs sentiments, ils sont stoïques, calmes et posés. Encore plus "stiff upper lip"* que nous autres britanniques. Et le karaoke est une sorte d'échapatoire, seul lieu où les gens peuvent se lâcher, et où c'est non seulement autorisé mais encouragé.



Je critique, je critique, mais n'empèche, j'ai passé une très bonne soirée.



Et puis, c'est une sacrée expérience! Le karaoke, en Chine, ça ressemble à une longue enfilade de portes donnant sur des petites pièces numérotées, à travers lesquelles on voit des dizaines de chinois pousser la chansonnette. Dans notre pièce, c'est un joyeux bordel: y'a de la bouffe partout, certains jouent à la Wii, d'autres aux dés, et le reste chante tous ensemble en hurlant dans les micros et manquant cruellement de discipline.
"I believe I can flyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy!!"

Je pense que d'ici une ou deux générations, les chinois arriveront à atteindre un niveau de lachage aussi latin, mais vu la tête qu'il faisaient en passant la porte, c'est pas gagné!



* La "lèvre supérieure immobile": expression anglaise qui, grosso modo, signifie "Fait pas ta femellette et gigote pas de la moustache".


mardi 13 mai 2008

Le royaume du prévisible et autres considérations littéraires

Je suis en train de lire un bouquin génial.



Je l'ai trouvé chez Flow, une librairie de livres d'occasion située en plein coeur de Soho, au premier étage d'un viel immeuble assez délabré, juste en-dessous de l'escalator géant. Flow est tenu par un expat australien d'une soixantaine d'années et c'est un espèce de fourre-tout de biographies, de chick'lit, de guides de voyages, de vieilles bandes dessinées, bref tout les genres de bouquins qu'on peut souhaiter vouloir lire allongé au soleil sur la plage de Big Wave Bay. J'adore cet endroit.
C'est là que je vais environ 1 fois par mois acheter 2 livres - je me restreint à n'en prendre que 2 puisqu'à Paris il m'arrive souvent, in the heat of the moment, d'en prendre 5 d'un coup. Mais là, je ne dois prendre que le strict minimum sinon je vais devoir les laisser sur place, et s'il y a bien un truc que je ne peux pas faire, c'est abandonner mes livres.
Donc, le bouquin que je suis actuellement en train de lire, "One for my baby", a été ecrit par Tony Parsons, un écrivain anglais à succès donc chaque livre est un best-seller et est traduit en 30 langues. Perso, je ne peux pas saquer nos Marc Levy et autres Eric-Emmanuel Schmitt, je trouve leur prose à l'eau de rose extrèmement soporifique. Et la culture de masse, moi, j'aime pas. Mais bizarement en anglais, ces écrivains-célébrités ne me gènent pas, bien au contraire. J'aime lire Ben Elton, Douglas Kennedy and Co., je ne cherche pas à sortir des sentiers battus, j'aime être dans la normalité, la facilité, ce que je déteste faire en français. Bah quoi, on a tous le droit d'avoir ses petites contradictions, non?!




Bref.




Donc ici je bouquine beaucoup pour compenser le vide culturel ambiant, et j'ai commencé ce Tony Parsons un peu par hasard.




J'ouvre donc le bouquin et, en plein milieu de la première page, je tombe sur la phrase "I used to see stuff like this everyday when I was living in Hong Kong. The old people in the park, doing their Tai Chi, moving like they had all the time in the world".




1ère réaction: quelle surprise, dites donc! Je ne pense pas avoir jamais lu de bouquin sur Hong Kong, et il suffit que je vienne ici pour en avoir un, par pure coincidence, entre les mains. Un peu comme lorsqu'on découvre un mot ou une expression, et qu'on l'entend 3 fois dans l'heure qui suit alors qu'on ne l'avait jamais entendu auparavant.




2ème réaction: meeeeerde! J'ai encore zappé de leur parler de Tai Chi et de prendre des photos de mes petites vieilles que je croise dans le parc tous les matins => Penser à utiliser son Lumix demain matin.




Ensuite, je continue à lire la vie de ce personnage qui a vécu et travaillé à Hong Kong au moment du Changeover, la retrocession du territoire à la Chine en 1998. Je fais même plus que lire, je dévore ce bouquin hyper bien ficellé, à l'écriture qui coule toute seule sans heurts, bref un de ces romans dont on ne se souviendra probablement pas toute sa vie mais qui fait juste kiffer, là, sur le moment.




Mais surtout, j'ai une révélation.




Non, ne vous inquiétez pas, je n'ai pas décidé de me lancer dans l'écriture d'un nouveau Crimes et Châtiments, ni de devenir Bernard Pivotte.




Non, en lisant la vie de ce personnage j'ai la révélation que tout le monde a exactement la même expérience de Hong Kong. Et qu'à part se faire voler son passeport et toute sa thune - ce qui est hautement improbable, soit dit en passant - il n'y a rien qui soit imprévisible ici.



Je réalise que ça fait 20 ans, et probablement plus, que les expats se bourrent immanquablement la gueule à Wan Chai le mercredi après être allés aux courses de Happy Valley, et rebelote à Lan Kwai Fong le jeudi, que tout le monde part visiter Yangshuo en Chine au cours d'un long week end ou faire de la plongée sur l'île de Cébu aux Philippines, que tout le monde prend le Star Ferry pour aller bosser et va se promener au Victoria Peak ou glander à Big Wave Bay le week end. Bref, tout le monde boit de la Tsingtao et se baffre le samedi au tea time du Grand Hyatt ou du Peninsula depuis des lustres.



Tony Parsons doit avoir, quoi, cinquante piges? Lui et moi, on a rien de RIEN à voir, et pourtant il connait ma vie. Il parle de Kowloon et du feng shui, des rues bondées de TST et des expats qui draguent les hotesses de Cathay Pacific et, vous l'auriez parié, non?! Mon boss est marié à une hotesse de Cathay qu'il a dragué, un soir, dans une boite de Wan Chai.




Pffff... vraiment quel cliché ce mec.




Mais?! j'en suis un aussi, non?!!




Au-delà de ça, je ne peux m'empêcher de trouver triste le fait qu'un parfait inconnu aurait pu me décrire mon expérience ici, avant même que je ne la vive, et me fasse entrer dans une petite boite alors qu'au contraire, je me targue d'être différente, spontanée, aventureuse*, et toutes ces belles choses qui sont pour moi des valeurs cardinales.




Mais faut se rendre à l'évidence, ici, on a beau essayer de s'interresser, de visiter les temples, de manger chinois, on sera toujours les gweilos que les chinois n'arrivent pas à différencier et qui se bourrent la gueule à Wan Chai le mercredi....



Alors à la vôtre!
* Euh... ça se dit "aventureuse"?!